Cette fin juin 2011 la France a connu une importante bouffée de chaleur qui par son intensité était en tout point comparable à la référence en la matière, à savoir la fameuse canicule d’août 2003. Heureusement, ce coup de chaud ne fut que passager puisqu’il a duré entre 2 et 3 jours selon les régions, là où la canicule de 2003 avait perduré une dizaine de jours.
Ce type de canicule peu durable est du reste assez fréquent en France, nous y avions déjà eu droit l’année passée. Il est dû à une situation météorologique bien précise qui le plus souvent ne dure pas du fait du déplacement permanent des différents centres d’action (anticyclones et dépressions), ce qui fait que le plus souvent une situation précise ne dure pas plus de 48 à 72h. La situation est caractérisée par un anticyclone centré dans les parages de l’Allemagne et une dépression sur le proche atlantique le plus souvent aux alentours des iles britanniques. Entre les 2, le vent est orienté au sud et fait remonter de l’air très chaud venu d’Afrique du nord. Les températures redescendent ensuite lorsque la dépression britannique finit par influencer le temps en France en mettant fin au flux de sud, et en ramenant dans un flux d’ouest à nord-ouest de l’air océanique plus frais. C’est ce qu’il s’est passé lors de l’épisode de cette fin juin.
En 2003 la durée exceptionnelle de la canicule était due à un blocage de la situation, un immense anticyclone protégeait la France et une partie de l’Europe de l’ouest sans qu’aucune dépression ne le déloge durant plus d’une semaine…
Dans la suite de ce billet, retour sur la situation de cette fin juin avec pour chacun des 3 jours remarquables une carte d’analyse des masses d’air en altitude et les relevés des températures maximales au sol sous abri. Attention il s’agit de températures maximales atteintes dans la journée, quelle que soit l’heure, et non de relevés à une heure fixe. La carte des masses d’air sera on le verra très instructive pour déterminer les températures au sol, en effet durant les jours les plus longs on peut établir une différence de température d’environ 15° entre la température à 1500m et la maximale atteinte au sol dans les terres, hors de portée des brises marines, avec un temps ensoleillé. Cette correspondance sera globalement vérifiée tout au long de cet épisode de forte chaleur.
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